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DE HALIFAX

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Population totale de la Municipalité régionale de Halifax : 397 395

Selon le recensement 2016 de Statistiques Canada, la population de la Municipalité régionale de Halifax (MRH) est de 397 395 résidents;  sur ce nombre, 66 365 personnes ont des origines françaises et 10 120 ont des origines acadiennes pour un total de 76 485, ce qui représente 19,3 % de la population, ou 1 résident sur 5.​ Il y a également 39 520 Francophiles dans la MRH.

  • Origines françaises : 66 365

  • Origines acadiennes : 10 120

  • Autres personnes d'expression française : 39 520

  • Nombre de personnes qui parlent le Français : 49 960

* Source: http://www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2016/

​​​​​​​English follows French...

Histoire de l'éducation en français en Nouvelle-Écosse :

​C’est seulement après une lutte prolongée que les Acadiens ont réussi à obtenir les écoles publiques homogènes en français. À présent, le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) comprend 22 écoles avec une population totale de 5 285 élèves. D’après les prévisions les plus récentes, cette population dépassera les 6 000 élèves au cours des cinq prochaines années. Toutefois, il existe encore de grands défis à surmonter. L’assimilation et le manque d’infrastructure socioéconomique, y compris des écoles, empêchent la rétention des jeunes dans leur communauté. Il faudrait qu’ils puissent avoir accès à une éducation en français et des postes francophones ou bilingues ici en Nouvelle-Écosse. Autrement, ils vont continuer à quitter la province pour aller vivre et travailler en français ailleurs au pays.

 

Combien de personnes font partie de la communauté acadienne, francophone et francophile de Halifax?

Selon le recensement de 2016, la population de Halifax Centre était 316 701. La population bilingue française-anglaise/anglaise-française sur ce même territoire était de 49 590 personnes. Cela représente 15,7 % de la population totale (ce total inclut 12 230 personnes de langue maternelle française). Ce nombre ne tient pas compte des Acadiens anglophones, des ayants droit selon l’article 23 de la Charte. Nous serons bientôt en mesure d’estimer le nombre d’ayants droit non recensés qui habitent à Halifax. Lorsque notre étude sera complétée, nous ajouterons ce nombre à ces statistiques.

La ligne du temps ci-dessous est un résumé historique du long parcours suivi par la minorité francophone de la Nouvelle-Écosse pour obtenir une éducation en français dans les écoles publiques.

 

LIGNE DU TEMPS

 

1763 - 1820 – Au lendemain de la Déportation et du Grand Dérangement, presque tous les Acadiens en Nouvelle-Écosse sont analphabètes. Certains d’entre eux avaient pu éviter la Déportation, d’autres avaient été emprisonnés et d’autres étaient revenus d’exil. Ils seront marginalisés pendant longtemps à cause de leur langue et de leur religion.

 

1820 -1865 – Graduellement les petites écoles publiques sont établies dans les villages acadiens à travers la province. À cette époque, seulement un petit nombre d’enfants fréquentent l’école. Pour la plupart des familles, l’éducation est un luxe qu’elles ne peuvent pas offrir à leurs enfants.

 

1841 – La loi scolaire de 1841 place le français, le gaélique, l’allemand et l’anglais sur un pied d’égalité comme langues d’instruction. Cette permission officielle semble avoir duré seulement quelques années. L’anglais redevient la langue officielle du système scolaire. Le français est toléré comme langue d’instruction uniquement pour faciliter l’apprentissage de l’anglais.

 

1854 – La fondation de l’École Normale à Truro en 1854 assurera la formation des enseignants. Les Acadiens et les Acadiennes commencent à fréquenter l’École Normale en grand nombre à partir des années 1880. Mais tous les cours se font en anglais. Le premier professeur de français, J. Édouard Comeau, est embauché en 1930.

 

1864 – La Loi scolaire de 1864 (Free School Act ou Tupper Act) facilite la construction de beaucoup de petites écoles partout dans la province. En principe l’école est gratuite et non confessionnelle. À Sydney et à Halifax, les écoles catholiques et protestantes sont séparées. Ailleurs dans la province où les catholiques forment la majorité, les leçons de catéchisme avaient lieu pendant les heures régulières.

 

1893 -1972 – Pendant toute cette période, il y eu des examens provinciaux obligatoires en Nouvelle-Écosse (principalement à la fin de la 11e et de la 12e année). Tous les examens étaient en anglais, donc les Acadiens étaient désavantagés. Dans les écoles acadiennes, les enseignants pouvaient faire des classes en français, mais les manuels scolaires étaient en anglais ou bilingues.

 

1902 – Le gouvernement provincial crée la Commission acadienne qui fait trois recommandations : 1) la création de cours d’été bilingues pour les enseignants; 2) l’utilisation de recueils de textes français pour les quatre premières années de l’école élémentaire; 3) la création d’un poste d’inspecteur d’écoles bilingues ou acadiennes. D’après le rapport du premier inspecteur, Louis A. d’Entremont, il y a 88 écoles bilingues en 1910.

 

1963 – Le gouvernement fédéral crée la Commission royale d’enquête sur bilinguisme et le biculturalisme. Ses recommandations sont publiées en 1966.

 

1969 – La Loi sur les langues officielles est adoptée à Ottawa. Un des buts de la loi est « d’appuyer le développement des minorités francophones et anglophones et, d’une façon générale, de favoriser, au sein de la société canadienne, la progression vers l’égalité de statut et d’usage du français et de l’anglais. »

 

1970 – Le gouvernement fédéral crée le Programme des langues officielles qui fournit des fonds pour l’apprentissage et l’enseignement du français (langue de la minorité et langue seconde).

 

1970 -1980 – Avec l’aide financière du programme fédéral ci-dessus, on procède à la mise en place graduelle des programmes en français dans les écoles acadiennes au niveau élémentaire.

 

1974 – Le premier cours de français (langue maternelle) et le premier cours d’histoire acadienne sont introduits au niveau secondaire. Ce sont les seuls cours offerts en français au niveau secondaire en Nouvelle-Écosse.

 

1981 – L’adoption par l’Assemblée législative de la Loi 65 qui confère à l’école acadienne un statut légal.

 

1982 – L’adoption de La Charte canadienne des droits et libertés. L’article 23 de la Charte « garantit des droits scolaires aux minorités linguistiques en assurant aux parents le droit de faire instruire, dans des établissements publics, leurs enfants aux niveaux primaire et secondaire dans la langue de la minorité francophone d’une province. »

 

1983 – En réponse aux stipulations de la Charte canadienne, le ministre de l’Éducation publie la « Déclaration de la politique concernant les écoles acadiennes ». Ce texte explique les buts de l’école acadienne et donne les lignes directrices au sujet de la langue d’instruction et de l’implantation des programmes au niveau élémentaire et secondaire.

 

1981-1995 – La mise en place des programmes de langue française au niveau secondaire (de la 7e à la 12e année) se fait très lentement et avec beaucoup de résistance de la part de certains parents. Les élèves qui veulent suivre la programmation anglaise sont dans les mêmes écoles que ceux qui veulent suivre la programmation française.

 

1996 – Le Bill 39 est adopté à l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse le 8 janvier 1996, créant ainsi le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP).

1990 - 2000 – Grâce aux revendications judiciaires et aux amendements à la Loi sur l’Éducation, les Acadiens et les francophones de la Nouvelle-Écosse obtiennent la gestion scolaire, la programmation entièrement française au niveau secondaire, les écoles homogènes (où tous les élèves suivent les programmes français) et la construction de centres communautaires.

 

2000 -2017 – Suite à la demande grandissante d’éducation en français, le nombre d’élèves inscrits dans les écoles du CSAP à Halifax et à Dartmouth a augmenté considérablement. Il y a maintenant une école acadienne à Chezzetcook et à Lower Sackville. 

 

Source: Les écoles acadiennes en Nouvelle-Écosse 1758-2000 par Sally Ross

French-Language Education in Nova Scotia

It was only after a long struggle that Acadians succeeded in obtaining homogeneous French-language public schools. Currently, the province-wide Acadian school board, called the Conseil scolaire acadien provincial (CSAP), is comprised of 22 schools with a total population of 5,285 students. According to the latest predictions, enrolment is expected to exceed 6,000 students within the next five years. However, there are still major challenges to overcome. Assimilation and lack of socioeconomic infrastructures, including schools, prevent the retention of young people in their communities. They should have access to French-language education and Francophone or bilingual jobs here in Nova Scotia. Otherwise, they will continue to leave the province to live and work in French elsewhere in the country.

 

How many people are there in the Acadian, Francophone and Francophile community of Halifax? According to the 2016 census, the total population of Halifax Centre was 316,701. The French-English / French-English bilingual population for the same area is 49,590. That represents 15.7% of the total population which includes 12,230 people with French as their mother tongue. This number does not take into account Anglophone Acadians, referred to as rights-holders in section 23 of the Charter. When our study is completed we will be able to estimate the number of rights-holders who live in Halifax who were not identified in the 2016 Census and will add them to the statistics.

 

The following time line is a historical summary of the long road the Francophone minority of Nova Scotia travelled in order to obtain French-language education in public schools.

 

TIME LINE

           

1763 - 1820 – Following the Deportation, most of the Acadians who had been in hiding or who had returned to Nova Scotia or who had been released from prison were illiterate. They were marginalised in society because of their language and their religion.

 

1820 -1865 – Gradually small public schools opened in Acadian villages throughout the province. For a few years in the 1840s, English, French, Gaelic and German were on an equal footing as languages of instruction. After that, English became the official language of the public-school system in Nova Scotia. French was tolerated in Acadian schools as a language of instruction only if it made it easier for children to learn English.

 

1854 – The Normal College was founded in Truro for teacher training. Young Acadian men and women started attending the Normal College in large numbers by the 1880s. But all the classes were given in English. The first French professor, J. Édouard Comeau was not hired until 1930.

 

1893 -1972 – During this period there were compulsory provincial examinations at the end of Grade 11 and Grade 12. All the exams were in English, putting Acadian students at a disadvantage. In Acadian schools, teachers often taught in French but textbooks were in English or bilingual.

 

1902 – The Acadian Commission, created by the provincial government, recommended that a) Acadian teachers be given bilingual summer courses; b) that French-language textbooks be available in Grades 1 to 4; c) that Acadian schools have their own school inspector. By 1910, there were 88 Acadian or bilingual schools in Nova Scotia.

 

1963 – The Royal Commission on Bilingualism and Biculturalism was created by the federal government and its recommendations published in 1966.

 

1969 – The Official Languages Act was passed in Ottawa. One of the goals of this law was “to support the development of English and French linguistic minority communities and generally advance the equality of status and use of the English and French languages within Canadian society.”

 

1970 – The Government of Canada created the Official Languages in Education Program which “provides financial support for minority language education and second-language instruction.”

 

1970 -1980 – With the financial help of the above federal program (which also supported Immersion programs), a French-language curriculum was gradually introduced in Acadian elementary schools.

 

1974 – A French course (maternal tongue) and an Acadian History course were introduced in Acadian high schools. They were the only two courses taught in French.

 

1981 – Bill 65 was passed in the Nova Scotia legislature giving the Acadian school a so-called “legal status.”

 

1982 – The Canadian Charter of Rights and Freedoms was enacted. Section 23 of the Charter

pertains to minority language educational rights. It states that parents have the right to have their children receive primary and secondary school instruction in the language of the francophone minority in their province.

 

1983 – In response to the stipulations of the Charter, the Minister of Education in Nova Scotia published guidelines for the complete introduction of a French-language curriculum at the elementary and secondary level in Acadian schools.

 

1981-1995 – The introduction of a French-language curriculum from Grades 7 to 12 took place very slowly and with considerable resistance on the part of some parents. Students who wanted to take the English-language curriculum were in the same schools as those who preferred to take the French-language curriculum.

 

1996 – Bill 39 was passed in the Nova Scotia Legislature on January 8, 1996, that created the Acadian province-wide school board called the Conseil scolaire acadien provincial (CSAP).

 

1990 - 2000 – After litigation and various amendments to the Education Act, an entirely French-language curriculum was established at all levels; the schools became homogenous (no longer offering an English-language curriculum); and a number of new schools-community centres were built.

 

2000 - 2017 – As a result of the growing demand for French-language education, enrolment in the Acadian schools in HRM has increased considerably. In addition to the elementary school and the secondary school in Dartmouth and in Halifax, there is now an Acadian school in Chezzetcook (pr-4) and in Lower Sackville (pr-7).

 

Source: Les écoles acadiennes en Nouvelle-Écosse 1758-2000 by Sally Ross

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